Reçois mes larmes, mon Roi

On m’a toujours dit que l’amour était une étreinte éphémère.
Un sacrifice.
Un plaisir solitaire.

Mais toi, oui toi, mon Roi,
Tu m’as chamboulée, tu as détruit ces murs,
Erigés au fur et à mesure.

Parce qu’avec toi, l’amour est éternel,
Une constellation gravée dans l’éther.
Parce qu’avec toi l’abîme de mon âme est grandiose,
Un chaos apprivoisé où ton amour me réinvente.

Je le vois, cet amour, cette résilience, cette promesse.

Aujourd’hui, je pars au combat pour cette profondeur.
Aujourd’hui je brandis les armes du coeur,
Prête à défier la peur, à embrasser l’ardeur.

Oh, mon Roi.
Reçois mes larmes, fais taire ce vacarme,
Efface ma peine, dissipe ce chant de sirène.

Aime-moi à la folie,
Aime-moi en poésie.

Fréquence 963

Dans le silence sépulcral de l’absence, ton nom résonne encore.
Je croyais en l’amour éternel, mais je t’ai vu l’écrire sur du sable.
L’océan, impassible, a fini par emporter ce qu’il restait de nous.

Mon coeur n’est plus qu’un fragment, une ombre vacillante de ce qu’il était à tes cotés.
Tu étais mon phare dans cette immensité, mais en partant tu as déraciné mon ancre.
Mes yeux fixent l’horizon,
Mon corps frissonne sous cette vague qui vient de fracasser ce qu’il restait de mon âme.

Dans le silence sépulcral de ton absence, ton nom résonne encore.
Tu es l’écho d’un battement d’aile,
Une empreinte suspendue dans le vide de mon âme.

C’est étrange… Mais cette solitude me rapproche de toi.
Elle me reconnecte à ce coeur qui ne savait battre que pour toi.

Quand l’éther se souvient

Aimer, c’est reconnaître chez l’autre une part de soi que l’on croyait perdue.
Comme une bouteille à la mer qui trouve son destinataire.

Aimer, c’est teinter son âme de nuances oubliées,
C’est réapprendre la lumière après des nuits silencieuses.

C’est retrouver en l’autre notre morceau d’âme manquant.

Aimer, c’est une pièce de puzzle,
Celle qui fusionne parfaitement,
Celle qui donne tout son sens au tableau.

Aimer, c’est comprendre que l’on a toujours été complet,
Mais que l’âme de l’autre révèle nos contours oubliés.

Aimer, c’est se dilater comme une vague portée par l’éther universel.

Fréquence 432

On dit que l’amour est un feu, mais moi, je l’ai vu danser sous la pluie. Il a pris la forme de bottes en plastique. Je l’ai vu dans ton sourire, quand cette douce fraîcheur à caressé ton visage. Malgré ce gris, tu étais ton propre soleil. Tu rayonnais. Ton aura jouait avec l’univers.

Ton regard brûlant a dessiné les premières bribes de cette passion sur mon corps.

On dit que l’amour est un feu, mais moi, je l’ai vu danser sous la pluie. Le temps s’est arrêté autour de nous, laissant l’univers nous aimer. Laissant ses larmes nous bénir.

Tes bottes aux pieds, ton sourire, ton âme… Ton coeur a souri au mien. Cette pluie est ma reine. Elle m’enlace d’une étreinte étrangement agréable. Je la laisse m’emporter. Nous emporter.

Face à face, nos yeux se sont croisés. La pluie a figé cet instant, gravant notre amour dans l’éternité. Il était lumière sous l’orage, une danse dans l’infini. On pourrait nommer ce tableau L’amour sous la pluie, mais j’ai décidé de l’appeler Fréquence 432.